#BrentCrudeDrops3% Le Brent chute de 3 % : l’allègement des tensions sur l’offre et le raffermissement du dollar pèsent sur le pétrole
Les contrats à terme sur le Brent ont reculé de 2,69 % pour s’établir à 105,83 dollars le baril le 17 septembre, tandis que le West Texas Intermediate a chuté de plus de 3 % à environ 101,30 dollars, marquant un net retournement par rapport au rebond de la semaine précédente, qui avait fait grimper les prix au-dessus de 109 dollars. Ce repli reflète deux forces distinctes agissant de concert : un apaisement partiel des inquiétudes concernant l’offre au Moyen-Orient et le renforcement du dollar américain après la première hausse des taux de la Réserve fédérale en trois ans.
Allègement de l’offre via Oman
Le catalyseur le plus immédiat est venu d’Arabie saoudite. Selon des personnes au fait du dossier, le royaume propose des chargements supplémentaires de brut aux raffineurs asiatiques par le biais de transferts de navire à navire au large du port de Sohar, à Oman. Cette mesure contribue à compenser les perturbations causées par les attaques de drones contre l’oléoduc Est-Ouest, qui avaient contraint à l’arrêt d’une artère essentielle transportant le brut des champs orientaux vers le port de Yanbu, sur la mer Rouge. La route de Sohar se trouve à l’extérieur du détroit d’Ormuz, offrant un canal alternatif pour acheminer le brut saoudien vers les marchés mondiaux, alors que la principale voie maritime reste soumise à de fortes tensions.
Le rôle de la Fed
La deuxième force est monétaire. La Réserve fédérale a relevé son taux directeur de 25 points de base, à une fourchette de 3,75 % à 4,00 %, le 16 septembre, sa première hausse depuis juillet 2023. Le dollar a atteint un plus haut sur sept mois après cette décision, l’indice du dollar progressant de 0,7 % à 100,3. Un dollar plus fort rend le brut libellé en dollars plus cher pour les acheteurs situés hors des États-Unis, réduisant la demande mondiale et exerçant une pression baissière sur les prix. Le graphique en points restrictif, qui montrait que 16 responsables sur 18 s’attendaient à une nouvelle hausse cette année, a renforcé la vigueur du dollar.
L’OPEP+ maintient le cap
L’OPEP+ avait déjà signalé sa prudence plus tôt dans le mois. Lors de sa réunion du 6 septembre, les sept producteurs principaux ont décidé de maintenir les quotas de production d’octobre aux niveaux de septembre, mettant en pause le retrait progressif d’une réduction de 1,65 million de barils par jour introduite en 2023. Cette décision reflétait la volonté d’éviter d’ajouter des barils sur un marché où les prévisions de demande sont révisées à la baisse.
À surveiller
Le niveau des 100 dollars reste le plancher psychologique immédiat pour le Brent. Une cassure durable en dessous de ce niveau ferait entrer en jeu la zone des 97-98 dollars, tandis qu’une reprise au-dessus de 107 dollars signalerait que l’allègement des tensions sur l’offre est compensé par d’autres facteurs. Les principales variables sont l’état des réparations de l’oléoduc saoudien, la trajectoire du dollar et la question de savoir si l’OPEP+ modifiera sa position lors de sa prochaine réunion. Pour l’instant, le marché intègre une normalisation partielle des conditions d’approvisionnement, mais la fragilité sous-jacente des infrastructures énergétiques de la région n’a pas disparu.
Faites vos propres recherches 🔎 Pas un conseil financier ✔️
$BZ $CL $XBRUSD
Les contrats à terme sur le Brent ont reculé de 2,69 % pour s’établir à 105,83 dollars le baril le 17 septembre, tandis que le West Texas Intermediate a chuté de plus de 3 % à environ 101,30 dollars, marquant un net retournement par rapport au rebond de la semaine précédente, qui avait fait grimper les prix au-dessus de 109 dollars. Ce repli reflète deux forces distinctes agissant de concert : un apaisement partiel des inquiétudes concernant l’offre au Moyen-Orient et le renforcement du dollar américain après la première hausse des taux de la Réserve fédérale en trois ans.
Allègement de l’offre via Oman
Le catalyseur le plus immédiat est venu d’Arabie saoudite. Selon des personnes au fait du dossier, le royaume propose des chargements supplémentaires de brut aux raffineurs asiatiques par le biais de transferts de navire à navire au large du port de Sohar, à Oman. Cette mesure contribue à compenser les perturbations causées par les attaques de drones contre l’oléoduc Est-Ouest, qui avaient contraint à l’arrêt d’une artère essentielle transportant le brut des champs orientaux vers le port de Yanbu, sur la mer Rouge. La route de Sohar se trouve à l’extérieur du détroit d’Ormuz, offrant un canal alternatif pour acheminer le brut saoudien vers les marchés mondiaux, alors que la principale voie maritime reste soumise à de fortes tensions.
Le rôle de la Fed
La deuxième force est monétaire. La Réserve fédérale a relevé son taux directeur de 25 points de base, à une fourchette de 3,75 % à 4,00 %, le 16 septembre, sa première hausse depuis juillet 2023. Le dollar a atteint un plus haut sur sept mois après cette décision, l’indice du dollar progressant de 0,7 % à 100,3. Un dollar plus fort rend le brut libellé en dollars plus cher pour les acheteurs situés hors des États-Unis, réduisant la demande mondiale et exerçant une pression baissière sur les prix. Le graphique en points restrictif, qui montrait que 16 responsables sur 18 s’attendaient à une nouvelle hausse cette année, a renforcé la vigueur du dollar.
L’OPEP+ maintient le cap
L’OPEP+ avait déjà signalé sa prudence plus tôt dans le mois. Lors de sa réunion du 6 septembre, les sept producteurs principaux ont décidé de maintenir les quotas de production d’octobre aux niveaux de septembre, mettant en pause le retrait progressif d’une réduction de 1,65 million de barils par jour introduite en 2023. Cette décision reflétait la volonté d’éviter d’ajouter des barils sur un marché où les prévisions de demande sont révisées à la baisse.
À surveiller
Le niveau des 100 dollars reste le plancher psychologique immédiat pour le Brent. Une cassure durable en dessous de ce niveau ferait entrer en jeu la zone des 97-98 dollars, tandis qu’une reprise au-dessus de 107 dollars signalerait que l’allègement des tensions sur l’offre est compensé par d’autres facteurs. Les principales variables sont l’état des réparations de l’oléoduc saoudien, la trajectoire du dollar et la question de savoir si l’OPEP+ modifiera sa position lors de sa prochaine réunion. Pour l’instant, le marché intègre une normalisation partielle des conditions d’approvisionnement, mais la fragilité sous-jacente des infrastructures énergétiques de la région n’a pas disparu.
Faites vos propres recherches 🔎 Pas un conseil financier ✔️
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