4069 dollars d’or, oses-tu acheter au plus bas ?
De la chute de l’ATH à 5600 jusqu’à 4000, la banque centrale n’en continue pas moins à acheter discrètement pendant 20 mois : l’achat net annuelisé mondial d’or dépasse mille tonnes — mais le prix du pétrole explose au-dessus de 100 et le dollar se renforce, et le FOMC est à l’horizon : acheteurs et vendeurs s’acharnent autour de 4050. Cette phase, c’est le « trou de l’or », ou le « trou des morts » ?
D’abord, regarde la surface : après le grand effondrement, une consolidation à faible volume ; tout le monde hésite.
En janvier, ATH à 5600 ; en juin, cassure sous 4000 : -28 %. En juillet, rebond à 4170 ; puis retour vers un range autour de 4060. Le week-end, liquidité faible, volatilité réduite : les bougies te disent que la zone de fluctuation se situe entre 4020 et 4200. RSI neutre, moyennes mobiles emmêlées : tous les indicateurs techniques crient une seule chose — un changement de régime est imminent, et dans cette bataille, l’un des deux camps doit être éliminé.
Première chose : les banques centrales achètent en bas, les particuliers paniquent.
La banque centrale chinoise achète de l’or de manière nette depuis 20 mois d’affilée, et le volume d’ajout en juin n’était pas négligeable. Pologne, Inde, Turquie : partout, les banques centrales des marchés émergents font la même chose — acheter de l’or, vendre des bons du Trésor américains.
Tu crois que c’est une coïncidence ?
Les achats nets annuels de l’ensemble des banques centrales dépassent mille tonnes. Ce chiffre n’apparaissait avant 2020 qu’entre 300 et 400 tonnes. Les banques centrales te montrent avec de l’or bien réel : la monnaie fiduciaire ne inspire pas confiance — l’or, lui, est le vrai « père ».
Du 5600 à 4000, la banque centrale a-t-elle stoppé ? Non. Plus ça baisse, plus elle achète ; plus elle achète, plus c’est agressif. Les particuliers paniquent en se demandant « ça va peut-être tomber à 3500 », tandis que les banques centrales sourient : « enfin, c’est en promo ».
Le même scénario, en 2022 : l’or passe de 2070 à 1614. Tout le monde crie « l’or est mort », puis en 2024 il grimpe à 2400, et en 2025 jusqu’à 5600. Chaque grosse correction de l’or correspond au moment où les banques centrales ont le plus de plaisir à faire leurs achats.
Deuxième chose : le FOMC de cette semaine arrive, c’est la plus grande variable.
Réunion du 28-29 juillet : presque certain que la Fed ne bougera pas (taux maintenus entre 3,50 % et 3,75 %). Mais l’essentiel, c’est la façon dont elles formulent le communiqué — plutôt accommodant : l’or fonce directement au-dessus de 4200 ; plutôt hawkish : 4000 pourrait ne pas tenir.
Le pétrole est déjà au-dessus de 100, et la viscosité de l’inflation reste : le marché n’a pas totalement écarté l’hypothèse d’une hausse des taux en septembre.
Traduction en langage simple :
FOMC plutôt accommodant → anticipation de baisses des taux qui s’intensifie → envol de l’or
FOMC plutôt hawkish → taux élevés plus longtemps → nouvel essai vers 3900
Avant vendredi, l’or est comme de la viande sur une planche : personne ne sait où le couteau va trancher.
Troisième chose : géopolitique + dédollarisation, le récit à long terme ne change pas.
L’Iran, Israël, le Moyen-Orient continuent de s’agiter ; le pétrole au-dessus de 100 pousse les anticipations d’inflation, ce qui comprime l’or à court terme (car on craint une Fed plus hawkish) — mais à long terme, ça renforce la logique de protection.
La dédollarisation mondiale n’est pas qu’un slogan : regarde l’élargissement des BRICS, le règlement du pétrole en yuan, l’accumulation d’or par les banques centrales. Chaque fissure dans la domination du dollar est du carburant pour l’or.
À court terme, on regarde les taux ; à long terme, on regarde la confiance (le crédit). Les taux peuvent changer trois fois en trois mois, mais l’effondrement de la confiance, lui, c’est une grande tendance sur des décennies. Une correction de l’or sert toujours à payer les gens qui comprennent.
Guerre entre acheteurs et vendeurs, à toi de voir
D’un côté :
Les banques centrales achètent de manière nette pendant 20 mois consécutifs, annualisé au-dessus de mille tonnes
Le FOMC de juillet est probablement en mode hold : une déclaration accommodante, c’est du carburant pour une fusée
Dédollarisation + tensions géopolitiques : récit à long terme sans solution
4000 correspond au plus bas de juin + un seuil psychologique : support solide
De l’autre :
Le pétrole dépasse 100, les anticipations d’inflation remontent, une hausse des taux en septembre pourrait repartir
Les taux réels restent plutôt élevés, le dollar se renforce
Les ETF sur l’or sortent 74 tonnes en juin
De 5600 à 4000 : énorme stock de positions bloquées, et le rebond devient une pression vendeuse
Le point clé est 4069 : il ne reste que 69 dollars avant la ligne de vie, à 4000.
Résistances : 4100-4120 → 4160-4200 (en cas de cassure, viser 4300+)
Supports : 4020-4050 → 4000 (seuil psychologique) → 3950-3900
Stratégie d’exécution (sans blabla)
Pour les traders à court terme :
Revenir vers 4020-4050, entrer en position longue avec une faible taille, stop à 3990 (obligatoire à définir), objectif 4100-4160. Si en cas de cassure avec fort volume au-dessus de 4200 et maintien au-dessus, augmenter et viser 4300+. Ne pas surpondérer le week-end : attendre l’ouverture de lundi sur les marchés Europe/États-Unis pour le sentiment.
Shorts : rebond jusqu’à 4120-4160, incapable de casser vers le haut ; tenter un short à faible taille, stop au-dessus de 4200, objectif 4020-4000.
Pour la configuration moyen/long terme :
À proximité de 4050, acheter en plusieurs fois (DCA). Objectif : attendre confirmation qu’il s’agit bien de la fin de l’ajustement après une vraie cassure au-dessus de 4500. Stop à placer sous 3900. La volatilité de l’or est plus faible que celle du BTC, donc c’est adapté comme pierre d’assise dans un portefeuille.
Règle d’or de la gestion du risque :
Avant le FOMC, réduire les positions ; suivre la direction seulement une fois le message sorti
Le levier sur perpétuels ne dépasse pas 3-5 fois
Perte par trade inférieure à 2 % du capital
Ne pas tout miser en « full » sur 4069 — il ne manque que 69 dollars pour arriver à 4000 : s’il est cassé, ce sera un autre monde
L’or ressemble maintenant au Bitcoin de 2023 —
99 % des gens pensent « ça ne peut plus monter », puis après l’approbation des ETF, ça passe de 40 000 à 70 000. Les achats continus pendant 20 mois par les banques centrales, c’est le récit version or, comme un ETF.
4000, c’est le « bas de 2022 » pour l’or, ou juste une étape de la baisse ?
La réponse n’est pas dans les graphiques, elle est dans la bouche de la Fed.
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