Selon Reuters, jeudi 13 août, General Motors, Ford et Stellantis ont averti l’administration Trump que des règles d’origine plus strictes dans le cadre des révisions proposées de l’accord commercial nord-américain pourraient augmenter les coûts d’au moins 2 milliards de dollars par entreprise et par an. La proposition controversée exigerait que les véhicules contiennent 50 % de composants fabriqués aux États-Unis pour bénéficier de droits de douane réduits, tout en portant le seuil de contenu nord-américain de 75 % à un niveau potentiellement supérieur.
Les trois grands constructeurs automobiles de Detroit sont désavantagés par rapport à leurs concurrents japonais, sud-coréens et européens, qui ne paient qu’un droit de douane uniforme de 15 % sur les importations aux États-Unis. En revanche, les importations mexicaines et canadiennes sont soumises à des droits de douane d’environ 25 %. Les trois constructeurs supportent actuellement des coûts tarifaires se chiffrant en milliards de dollars : GM les estime entre 2,5 et 3,5 milliards de dollars cette année, tandis que Ford prévoit un impact des droits de douane d’environ 1 milliard de dollars en 2026.